• Les professeurs protestent

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  • Lycée des mathématiques de Kouba : Quand l'élite rejoint les mouvements de protestation


     Publié dans Le Maghreb le 18 - 10 - 2014


    Beaucoup d'encre a coulé depuis l'ouverture du nouveau lycée des mathématiques de Kouba, durant la rentrée scolaire 2012/2013. Ce qui devait être une école pour les génies est en passe de devenir un mouroir pour l'intelligence. Ainsi, pour la seconde fois, depuis l'ouverture de l'établissement, les élèves observaient avant-hier un mouvement de protestation à l'appui de revendications portant sur l'amélioration de leurs conditions d'hébergement et de restauration. Le mouvement de protestation des lycéens, dont certains parents étaient sur place, a été organisé pour dénoncer ''les mauvaises conditions d'hébergement'' de ce lycée conçu pour abriter les ''génies'' algériens, a-t-on appris auprès de certains élèves.
    Sur place, une certaine tension était visible, notamment chez les parents des élèves qui avaient tenu à ''dénoncer les conditions déplorables" de la prise en charge de leurs enfants. En dépit de l'interdiction décidée par la direction du lycée pour l'accès de la presse dans l'enceinte de l'établissement, les lycéens ainsi que leurs parents ont pu exprimer leur colère par rapport aux mauvaises conditions d'hébergement et de restauration. Les lycéens ont dénoncé particulièrement ''les mauvaises conditions de l'Internat'', une ''restauration déplorable'' et des ''conditions de scolarité et de vie au sein de ce lycée infernales''. Ces ''petits génies'' des mathématiques, issus de toutes les wilayas du pays vivent, ont-ils assuré, '' une situation précaire, ne mangeant pas à leur faim, et revendiquent en premier lieu une nourriture décente et variée". Haydar, 14 ans, natif d'Oum El Bouaghi est un génie en ''maths''. Lauréat du brevet de l'enseignement moyen (BEM) de l'année scolaire 2013 avec une moyenne astronomique de 19,40 s'est plaint dans une déclaration à l'APS de la nourriture "infecte" servie dans la cantine de ce lycée. "Nous mangeons des pâtes bouillies dans de l'eau trois fois par semaine et aussi du couscous, c'est notre seule nourriture, il faut que ça change", a-t-il martelé.
    Selma, de Tissemsilt (15 ans), un génie qui a obtenu 18 de moyenne au BEM en 20132 a vu son niveau dégringoler à cause de la mauvaise nourriture et les conditions difficiles d'hébergement dans ce lycée.
    " Je pleure chaque nuit, je n'arrive pas à dormir à cause du bruit infernal causé par les lycéennes, nous sommes 24 personnes dans un même dortoir, je n'arrive plus à réviser et je dors pendant les cours", a-t-elle dit en pleurs.
    "Je ne veux plus rester dans ce lycée, car je suis obligée de demeurer éveillée chaque nuit pour surveiller mes affaires, je veux retourner dans ma ville", a-t-elle ajouté. Le Jeune Haydar s'est plaint à son tour des mauvaises conditions d'hébergement et du manque d'hygiène.
    "Nous sommes 24 personnes dans un même dortoir, exigu, sans compter la présence des rats qui nous terrorisent la nuit", a-t-il dit, ajoutant que "nous avons prévenu la direction à ce sujet. Sans résultat". Un parent d'élève venu en catastrophe de Tissemsilt après avoir reçu un appel téléphonique de sa fille, qui voulait retourner "à la maison", s'est dit déterminé à récupérer ''sa fille'' pour l'inscrire dans un lycée à Tissemsilt.
    "Ma fille m'a appelé au téléphone en pleurant et m'a dit qu'elle ne mangeait pas à sa faim, qu'elle dormait très mal, passant la nuit à surveiller ses affaires de peur qu'on les lui vole", a-t-il dit.
    La direction du lycée a refusé catégoriquement de discuter avec la presse qui s'est déplacée sur place, alors que la direction de l'éducation d'Alger-centre, contactée par téléphone, était injoignable durant toute la matinée et le début d'après-midi de jeudi. Le lycée de Kouba, spécialisé dans l'enseignement des mathématiques, le premier genre en Algérie a ouvert ses portes le 16 septembre 2012 aux génies de l'ensemble des wilayas du pays, inscrits dans le cadre de la poursuite de la réforme du système éducatif et dans le souci d'améliorer la qualité de l'enseignement dans les filières scientifiques, notamment les mathématiques. Les programmes d'enseignement appliqués dans ce lycée sont les mêmes que ceux en vigueur dans les lycées d'enseignement général et technique, avec une adaptation aux capacités et à la performance des élèves ainsi qu'aux exigences de la filière. Les élèves bénéficient en première année d'un enseignement en tronc commun sciences et technologie, et poursuivront, en deuxième et troisième années, leurs études en mathématiques. Les élèves pourront, après l'obtention du baccalauréat "mathématiques'', s'inscrire à l'université avec possibilité de rejoindre les classes préparatoires pour les grandes écoles.

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  • Seddouk : ils protestent contre les pénuries récurrentes d’eau potable dans leur établissement

    Débrayage des élèves du lycée technique

     

    Les élèves du lycée technique de Seddouk, dans la wilaya de Béjaïa entament une grève des cours depuis hier sur décision des internes qui protestent contre les pénuries récurrentes d’eau potable qui frappent cet établissement du savoir depuis une semaine. «Depuis une semaine l’eau est rationnée à une demi heure deux fois par jours, soit de 7h à 7h30 le matin et de 7h30 à 8h le soir. On a vu avec notre directeur dés le commencement de la pénurie. Il nous a promis de régler le problème. Comme on a attendu une semaine et le problème persiste toujours, on a décidé de déclencher une grève». Un ex-surveillant général habitant dans la cité des enseignants située à proximité du Technicum témoigne lui aussi que les étudiants sont confrontés à un manque d’eau et ceux qui souffrent le plus sont les internes. Une fille externe a tenté de sensibiliser ses collègues de renoncer à cette grève, mais en vain. “Notre établissement a démarré déjà avec des grèves enclenchées par des étudiants exclus et maintenant une grève s’enclenche pour une question de manque d’eau dans l’établissement et la prochaine fois on ne sait pour quel motif on sera renvoyé à la maison. On ne sait plus d’ailleurs où va notre établissement sensé former les cadres de demain».

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